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IMSLP #437794String Quartet No.4, Sz.91 (Bartók, Béla) [#15281]

MMS 89 Recto FR.jpg

Le quatuor No 4 de Bela BARTOK est ici interprété par le Quatuor GUILET dans sa formation d'origine, avec Daniel GUILET, 1er violon, Jac GORODETSKY, 2e violon, Frank BRIEFF, alto, et Lucien Kirch LAPORTE, violoncelle. L'enregistrement a été fait pour Concert Hall à New York et fut publié en août 1947 [*] sur 78 tours Concert Hall CH-A8 et 33 tours Concert Hall CHC-9. Il parait ensuite sur le 33 tours 10" MMS-89 - avec Contrastes pour clarinette, violon et piano, Sz 111, Daniel Guilet, violon, Herbert Tichman, clarinette, Ruth Budnevich, piano, complétant le verso du disque.

(*) date donnée par John HUNT dans sa discographie Concert Hall

Le texte publié au verso de la pochette du disque MMS-89 - édition française - a été traduit par ?? d'un texte en anglais de Tibor SERLY:

"[...] On dit que lorsque Ravel entendit le 2e Quatuor à cordes de Bartok, il fut tellement impressionné qu’il le déclara «continuation logique des derniers quatuors de Beethoven». Ceci se passait en 1917. La grande influence exercée par ces mots sur l’écriture pour cordes pendant les dix années qui suivirent se fit sentir non seulement en Europe mais aussi aux États-Unis. Le développement propre de Bartok n’en continua pas moins. Dans son 3e Quatuor, écrit en 1927, il emploiera une technique entièrement nouvelle qui est tellement personnelle qu’elle demande une beaucoup plus grande compréhension de la part de l’interprète. Toutefois, Bartok atteint son but dans le 4e Quatuor, la parfaite maîtrise de l’articulation contrapuntique dans un monde de sons nouveaux.

Le Quatuor n° 4 (1928) débute par un allegro en ut, écrit dans une forme conventionnelle de sonate. Les deux thèmes traditionnels nous apparaissent, mais esquissés, plus comparables à des sujets de fugue, et sont traités purement en contrepoint. Des imitations sont introduites en demi-tons, tons, quintes, septièmes ou octaves augmentées ou diminuées. L’éclosion des deux thèmes en forme mélodique du dernier mouvement est inhabituelle. Mais, en un sens, le premier mouvement sert d’introduction.

Le 2e mouvement, prestissimo en mi, est un petit scherzando bizarre, joué entièrement par des cordes en sourdines. Comme dans le scherzo classique, nous trouvons la forme mélodique habituelle plus un trio.

Le 3e mouvement, non troppo lento en la, et de caractère homophonique, offre un contraste complet avec la manière contrapuntique des autres mouvements. Le violoncelle chante une mélodie éloquente soutenue par des accords improvisés librement à la façon des parlando hongrois, dont l’un nous rappelle le Tarogato, instrument en roseau qui ressemble comme sonorité à la clarinette basse, utilisé par les orchestres tziganes hongrois. L’accompagnement disparaît alors tandis que le 1er violon imitant les trilles d’une flûte devient plus agité. Le 2e violon reprend la mélodie, l’accompagnement poursuit son rythme déchaîné. La mélodie du violoncelle retrouve son allure primitive mais cette fois le 1er violon ajoute sa voix comme en un duo. Les trilles du violon terminent le mouvement.

Le 4e mouvement, allegretto en la bémol, est un charmant petit pizzicato dans la forme d’un menuet stylisé. Depuis le célèbre pizzicato de la 4e Symphonie de Tchaikovsky, rien de ce genre n’avait été écrit pour les cordes.

Le 5e et dernier mouvement, allegro en ut, est peut-être le plus typiquement «Bartok». Dès 1911, dans son allegro barbaro pour piano, ce genre de danse primitive asiatique de la puissance masculine est établi. Le finale est une exposition thématique plus étudiée de la matière utilisée dans le 1er mouvement. Le 2e thème du 1er mouvement devient la mélodie principale du dernier, mais cette fois dans sa forme complète. Plus tard, le sujet en forme de fugue du 1er mouvement réapparaîtra comme un contre sujet avec un thème entièrement nouveau. Les deux sont traités en fugue. Suit une récapitulation modifiée des 1er et 2e thèmes; le quatuor se termine par les deux mêmes mesures avec lesquelles il a débuté. [...]" cité d'un texte de Tibor SERLY publié au verso de l'édition française du MMS-89 dans une traduction de ??

Les deux disques à ma disposition pour cette restauration viennent de la collection de Stefan KRAMER, que je remercie pour sa générosité. Comme d'habitude, j'ai fait cette restauration avec l'excellent ClickRepair.

Bela Bartok, Quatuor à cordes No 4, Sz 91, Quatuor Guilet (Daniel Guilet, 1er violon, Jac Gorodetsky, 2e violon, Frank Brieff, alto, Lucien Kir(s)ch Laporte, violoncelle), MMS-89, (P) 1947

1. Allegro                      06:00 (-> 06:00)
2. Prestissimo, con sordino     03:19 (-> 09:19)
3. Non troppo lento             06:41 (-> 16:00)
4. Allegretto pizzicato         02:50 (-> 18:50)
5. Allegro molto                05:51 (-> 24:41)


Pour les fichiers en format FLAC, des photos et plus d'infos voir cette page de mon site.

Posted at 12:17, 5 September 2016 by Rgagnaux
Edited at 06:49, 11 September 2016 by Rgagnaux

It's appreciated if the total timing doesn't show up automatically to add it using an internal such as... hrm... It's supposed to be handled by the software usually so - I forget ... I'll go check :):) Also: thanks, and: is this the recording that originated as a WQXR-FM radio broadcast, December 1, 1946? (See eg Worldcat entry.)

(In C is more accurate than "in C major" - which is not- for this quartet...)

Posted at 12:42, 9 September 2016 by Schissel (administrator)
Edited at 12:46, 9 September 2016 by Schissel (administrator)

Total timing: better now?! :)

Many thanks for the Worldcat entry, that I did not know: it is quite possible that this is the same recording.

Posted at 06:49, 11 September 2016 by Rgagnaux
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