Ladesneffous

Marcoux jean françois alias Clakos'san, Sir Starckwest, Lades Neffous. Musicien poly- instrumentiste arrangeur compositeur interprète auteur mais aussi artiste peintre né en 1966 à Maubeuge, Faubourg de Mons. Sa démarche artistique trouve un écho tangible dans son parcours, ses rencontres, son travail, ses collaborations, ses recherches, ses voyages. A l'age de 5 ans il commence le violon avec sa mère ancienne violoniste professionnelle de l'orchestre de Lille. Son grand-père était organiste sur les grandes orgues de la cathédrale de Bruxelles pendant la 2nd ww, ami intime d' Helmut Walcha. A 7 ans, écoutant Django Reinhardt sur un vinyle que son père ( chanteur et passionné de jazz dans un orchestre local d'une base américaine stationnée en Belgique) collectionne, il insiste auprès de ses parents pour étudier la guitare classique également. Son enthousiasme artistique prend rapidement la mesure d'une passion entière. Ainsi, par exemple, à 12 ans, il va au concert de Alexandre Lagoya avec lequel il discute du tremolo après le concert. Il prend ainsi une leçon avec le grand maitre. Dans ce même élan il va rencontrer Marcel Dadi qui présente des modèles de guitares spécifiques au picking technique très populaire à l'époque, dans un magasin de musique à Lille , il est agé de 14 ans. C'est une véritable ouverture à une culture musicale moderne. C'est comme une destinée lui permettant de rencontrer des grands maitres. Étudiant en peinture et dessin classique des le plus jeune age quand il fréquente les ateliers des Beaux Arts de Paris et Valenciennes où ses professeurs Jean Dennetiere, Mario Avati, César ou Paul Dewey conservateur, lui font découvrir une passion pour les artistes expressionnistes. Les œuvres d'Henri Matisse éveillent son jeune esprit aux langages abstraits de la couleur. Élève du conservatoire royal il obtient le premier prix au concours international de Bucarest en 1986. Il voyage en Iran où il découvre les maqua-mats qui selon lui « libèrent son oreille de l'étreinte tonale ». En 1990 il expose ses recherches expressionnistes « violonistiques » à Yehudi Menhuin à l'occasion d'un concert à la cathédrale de Reims. Le virtuose l'encourage vivement avec sa grande gentillesse de continuer cette voie originale où « chaque note possède une saveur, une dramatique palpable ». Ces rencontres déterminantes l'orientent vers le free jazz et la composition. Ainsi en 1990 il rencontre Siegfried Kessler (« Sigui ») à La Grande Motte sur les quais du port de plaisance où le pianiste d' Archie Sheep vit sur son bateau Maïca. Marcoux écrira sa biographie à la demande de Sigui, visible sur la toile. Siegfried Kessler était une personne extrêmement cultivée et voit en Marcoux une personne brillante et intelligente. A l'occasion d'un voyage en mer il lui réécrit pour harmonica chromatique la célèbre « Mélopée pour une femme ». Il rencontre Archie Sheep père du free jazz grâce à Sigui. Extrait de la biographie: « Par exemple, dans l’histoire de l’art, personne n’en a jamais parlé... avant de rencontrer Archie Sheep qui connaissait John Coltrane.. à l’époque , Archie Sheep avait un jeu classique du jazz... Coltrane avait déjà une approche transversale du jazz.... Sa rencontre avec Sigui a provoqué une acculturation à l’expressionnisme allemand dont Yochko’o Seiffer saxophoniste free d’origine Suédoise qui n’a jamais appris aucun thème.. Archie Sheep s’est ouvert à ces styles d’expression du nouveau jazz. La médiatisation de Sheep a permis de transmettre ce style d’expression « jazzistique » En consultant la biographie musicale de Archie Sheep un grand tournant dans son phrasé à l’époque de la rencontre de Sigui. Notamment le phrasé bebop qui s’articulait sur les accords septièmes et la croche bebop... Lorsqu’il rencontre Sigui, son phrasé devient une espèce de survol des phrases rythmiques et il transforme l’harmonie des accords de dominantes en accords de quartes... Au niveau de la qualité sonore.. elle change aussi. Sheep ne va plus sur une sonorité de note mais de timbre. Il parvient donc à ce moment là dans un schéma expressionniste... » Siegfried libère ainsi l'esprit créatif avec son free jazz construit sur des temps forts harmoniques. A la mort de Sigui, des documents ont été trouvés sur son bateau Maïca le « Hugetsu », en autres, des cassettes audio d’harmonica dont l’interprète était inconnu. D’aucun en a déduit que Sigui était également harmoniciste alors qu’il détestait l’harmonica!... En fait, sur les cassettes audio était écrit, « enregistré par mon ami Clakos » qui interprétait ses morceaux... En effet, Marcoux découvre l'harmonica simultanément à la flute traversière et les bansuris. Dans les années 80, d'une façon fortuite, il rencontre l'harmoniciste Tommy Reilly lors d'un concert. Il découvrent qu'ils ont une passion commune: le violon. Tommy Reilly lui fait découvrir l'harmonica chromatique. Alors qu'il s'est installé brièvement à Toulouse, il fait la connaissance de Jean-Simon Taillefer qui enseignait l'harmonica chromatique avec qui il se lie d'amitié jusqu'à sa mort. C'est au cour d'une réflexion en commun avec le célèbre harmoniciste Claude Garden pour qui Henri Sauguet a dédié un concertino pour harmonica chromatique et orchestre de chambre, qu'ils mettent évidence très clairement les paradoxes de la technique de l'harmonica chromatique. Pendant 2 ans Marcoux revisite entièrement cette technique et finalise son étude par l'invention d'une embouchure révolutionnaire qui lui permettra d'aborder le grand répertoire. La synthèse de son travail est réalisée dans la première mondiale de la transcription de la toccata en ré mineur qu'il dédie à Jean-Simon Taillefer. Il révèle un concerto pour harmonica chromatique et orchestre qui projette l'harmonica dans le XXI ème siècle tant par sa complexité sémantique que technique à l'image d'une symphonie de Schostakovitch qui a projeté le piano dans le futur. Il utilise l'harmonisation comme le langage propre des couleurs. Jean-Simon Taillefer était l'ami de jean pierre Rampal et de Hériché tous deux flutistes de réputation mondiale. Il n'aura pas de mal à se mettre à la flute traversière d'autant plus que jean Simon lui en offre une. Son orientation artistique vers l'expressionnisme de la peinture le laisse perplexe quand au concept de la flute Boehm. Il voit dans cet instrument plus un instrument de concert où sont considérablement gommés les moyens d'expression. Alors qu'il explore une grotte à l'occasion d'une expédition spéléologique en solo, il est victime d'un grave accident qui le laisse seul plusieurs semaines. Il vit alors une expérience spirituelle et mystique. Afin de survivre au froid, pour faire du feu, il retrouve les secrets de la fameuse planchette Ossaloise de Gaston Febus. Dans cette grotte jamais visitée, il comprend l'importance des instruments natifs en retrouvant une flute traversière en os percée de trous à l'image des bansuris indoux. Il décide de s'en faire fabriquer un sur des cotes qu'il a lui même élaboré. Il trouve de cette façon un moyen directe d'expressionnisme égal au violon. A l'age mur il fait la synthèse de l'expressionnisme dans des arts tant picturaux que musicaux ou poétiques... Dans les années 2010, Marcoux collabore à l'écriture d'œuvres symphoniques expressionnistes avec Bernard Dewagtere spécialiste de la direction d'orchestres contemporains et chorales. Il s'est notamment fait remarquer en dirigeant Pendereski, Boulez, Riley sans parler les cantates de Bach à la Scala de Milan.. Un projet culturel de la région Pyrénéenne Béarnaise amène Marcoux à élaborer des ouvrages de musique traditionnelle dont le fameux « Sounque tau plaisa de canta » chansons de Jean Abadie et Ladousse du Faget d'Oloron ste Marie. C'est une adaptation avec solfège et harmonisation moderne pour guitare de chansons traditionnelles. Jean Abadie était le chef de chœur des Chanteurs du Faget que les français découvraient lors du « Grand échiquier » de Jacques Chancel dans les années 80 avec notamment Marcel Amont.. On voit en lui un nouveau Bela Bartok quand il travaillait sur les danses roumaines. Son œuvre est profondément marquée par un sentiment muri de La Nef de fous de Gérome Bosh représentant l'archétype de la condition humaine. La condition des artistes dans ce XXI ème siècle accentue ce sentiment. Il a toujours considéré la vie matérielle déplorable subie par son maitre Siegfried Kessler, père fondateur de cet art contemporain du free jazz, comparable à celle d'un roman de Emile Zola. Autant qu' Archie Sheep vivait du self ware au début de sa carrière que Siegfried est mort avec le Rmi.